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lundi 24 septembre 2018

Les preux et valeureux chevaliers descendants du roi Arthur ...

Le Collectif de Dinardais désenchantés nous écrit :

Les preux et valeureux chevaliers descendants du roi Arthur (1) (ou Arthur Pendragon) qui ont réinvesti la Mairie après une campagne digne de procédés mafieux ont décidé que tout projet, à Dinard, devait être mené dare-dare et notamment le boulevard Féart.

Enfin, pour le moment, l'opérette "SAUVONS DINARD" a du plomb dans l'aile car la musique n'est pas dirigée tambour battant et la partition est jouée à l'envers par le Grand Orchestre des pipeaux, pour sa décadence programmée.

Notre horde de conquérants avec le chevalier BAYARD (2) sans peur et sans reproche nous ont donc fait croire que tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes - (beaucoup mieux qu'avec une fée qui devait secouer 1/4 de siècle d'inertie d'un coup de baguette magique, c'est pourquoi ils ont si bien disposé les bâtons entre toutes les roues de son attelage dans le seul but de le renverser).

A savoir par exemple :

 >   le Palais des Arts dont la toiture aurait pu provoquer un accident mortel (faute d'entretien) si des spectateurs s'étaient trouvés dans la salle, devait rouvrir vite fait...(la salle Debussy devait être refaite pour le Festival du Film ... en septembre 2018).

>   le bas de laine, tricoté à grand renfort de petites mains agiles tenant de grosses aiguilles, allait se remplir de millions d'euros sonnant et trébuchant.
les égouts qui débordent, les murs et falaises qui s'écroulent
>   les rues et les trottoirs rafistolés à la petite semaine ou pas du tout (attention aux entorses)

>   le boulevard Féart devenu boulevard des Poiriers partagés : "oyez oyez bonnes gens, aujourd'hui venez cueillir gratis des fruits pour faire vos confitures dans une Nature en fête"
>   l'Office du Tourisme Intercommunal qui n'officie pas durant la période estivale : quelle image pour une ville "SO CHIC"
>   bref, toute la ville allait passer sous le rouleau compresseur de la rénovation futuriste dès la réinstallation de ces champions sur le trône (revoir les carnets de leur campagne : on allait voir ce qu'on allait voir mais pour le moment, la réflexion s'est évaporée dans les brumes de l'été)

Les promoteurs du "Quartier Futuriste de Dinard" feront bien de présenter tous ces avantages à leurs clients afin qu'ils ne soient pas surpris quand ils en seront devenus les heureux propriétaires.

Mais dans les innovations qui n'avaient pas été annoncées, nous découvrons de plus en plus de rues et avenues "herbues", où même les égouts veulent de l'herbe et des fleurs. Du jamais vu à Dinard, même le ministre de la transition écologique n'en demandait pas tant ! La Mairie a sûrement voulu marquer les esprits nostalgiques, peut-être pour un retour en arrière comme au temps des sentiers foulés par Arthur ou pour une création de chemins pour les ânes et les chevaux à la place des pistes cyclables. Dinard, c'est le retour dare-dare à l'ancien rétro-actif.

 PS : toute notre compassion pour OUI-OUI, tailleur de bavettes, au chômage journalistique faute d'approvisionnement en matière première...

(1) La figure légendaire d'Arthur s'est développée essentiellement grâce à l’Historia regum Britanniae (Histoire des rois de Bretagne) écrite par Geoffroy de Monmouth au xiie siècle. Toutefois, antérieurement à cette œuvre, certains contes et poèmes gallois ou bretons, ainsi que des chroniques ou annales reprenant des traditions orales, font déjà apparaître Arthur comme un grand guerrier défendant la Bretagne des hommes et d'ennemis surnaturels ou comme une figure magique du folklore, parfois associée à Annwvyn, l'autre-Monde celtique. La part du récit de Geoffroy de Monmouth, écrit encore en latin, adaptée des sources antérieures et celle issue de son imagination sont inconnues.

(2) Il se dit « sans peur et sans reproche », le chevalier Bayard (1476 – 1524). N’importe qui d’autre affirmerait ce genre d’ânerie passerait pour un mauvais vantard, mais quand c’est le chevalier Bayard qui le dit, ça va, ça passe. Il faut dire qu’il incarne à lui seul l’idéal de la chevalerie médiévale: bravoure, courage, piété et tutti quanti.




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