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mercredi 25 octobre 2017

La voirie à revoir ...

 Depuis quelques semaines l'accent semble être mis sur la voirie à Dinard.

1- Déplacements doux sécurisés ?

La précédente équipe municipale, conduite par madame Martine Craveia-Schütz, avait l'ambition de mettre en place des pistes cyclables sécurisées à Dinard, notamment pour les collégiens du Bocage, collège situé rue Gouyon Matignon. Alors que des travaux de sécurisation des abords du collège avaient été finalisés en 2015 (arrivée et sortie des élèves et stationnement des autocars de transport scolaire), il paraissait évident de poursuivre cette opération en réalisant des pistes cyclables sécurisées de part et d'autre de l'établissement. L'idée, pistes cyclables de la plage de Port-Blanc à celle du Prieuré avec la possibilité d'emprunter la voie verte et de se raccorder à la rue de la Croix Guillaume (piste cyclable déjà réalisée). Relier à terme les 4 plages principales de Dinard.


Une piste cyclable sécurisée

Une piste cyclable sécurisée doit être séparée des voies de circulation des automobiles, à sens unique, quand les lieux le permettent. Le revêtement doit être de couleur claire pour bien être distingué par les automobilistes, être antidérapant et identifié.

Pistes sécurisées déjà réalisées entre avril 2014 et avril 2017

Rue de la Croix Guillaume : séparation des voies de circulation, revêtement clair, identification

Rue Gouyon Matignon, face au collège du Bocage, piste cyclable sécurisée idéale.

Piste cyclable non sécurisée rue Gouyon Matignon, low cost !

La municipalité en place depuis avril 2017 prolonge la piste cyclable sécurisée. Un simple trait peint sur la rue délimite la piste cyclable. Même revêtement, couleur identique à la rue, pas d'identification ; il est même permis de penser qu'il s'agit d'une possibilité de garer une voiture, surtout si l'on observe la rue à gauche. 

Un avantage bien sûr, c'est beaucoup moins cher, alors il sera possible de financer un 2ème feu d'artifice (par exemple)

La largeur de l'emprise permettait de poursuivre ce qui avait été entrepris par l'ancienne municipalité.

Peindre sur la rue les limites de la piste n'est pas acceptable, pour l'intégrité ou la vie de nos enfants


2- Gravillonnage des rues

Rue délavée par la pluie, trous toujours existants, gravillons dans le caniveau...

Cautère sur une jambe de bois

L'état de la voirie à Dinard, dans son ensemble, est pitoyable, 25 ans sans entretien sérieux sont passés par là. Tout le monde le sait, plus le temps passe, plus la facture s'alourdit, l'équipe municipale précédente l'a répété sans cesse le temps de son mandat. De nombreux travaux structurants avaient été entrepris, mais il avait fallu réduire certaines dépenses festives, jugées moins utiles, finances obligent.

La municipalité actuelle avait promis le changement :

Christian Poutriquet adjoint à la sécurité et aux travaux s'exprime dans Ouest-France du 19 avril 2017 ; il souhaite inscrire son action sur le long terme : « Pendant ces trois ans que nous avons, nous allons lancer beaucoup de chantiers », explique-t-il. Tout en insistant sur le besoin de « prioriser » les investissements.... Outre la politique générale de la Ville, l'élu souhaite aussi s'attaquer au « quotidien qui pollue », comme les lampadaires qui ne fonctionnent plus. « Pendant la campagne, une personne m'a dit qu'elle avait un nid-de-poule près de chez elle, qui s'était transformé en nid d'autruche ! Eh bien moi, je vais combattre les nids d'autruche », sourit-il.

La municipalité combat les nids d'autruches, avec une pellicule de gravillons.

Vous avez remarqué, bien évidemment, qu'un grand nombre de rues, les plus empruntées, avaient été gravillonnées au cours du mois d'octobre. Le gravillonnage est un revêtement de voirie naturel et économique. C’est un produit de carrière que l’on trouve le plus souvent en granulométrie variant de 2 à 20 mm. Durée de vie estimée  a 5 ans en moyenne selon l’utilisation.

Ce revêtement a pour objet de retarder l'exécution de travaux lourds de voirie, en évitant les infiltrations d'eau de pluie qui dégrade le sous-bassement.

L’inconvénient est le côté parfois instable selon les graviers employés, cette technique est utilisée pour étanchéifier un enduit superficiel existant et vieillissant. Cette pellicule de gravillons épouse la forme du revêtement existant, elle ne "bouche" pas les nids de poule, voire d'autruche. Quand il fait beau, vous soulevez un nuage de poussière fort peu apprécié des piétons et cyclistes ; quand il pleut, le gravillon glisse vers le caniveau  pour s'échouer dans le réseau d'eau de pluie.

L’avantage principal de ce revêtement est donc son côté naturel et économique. Un autre avantage : le gravillonnage fait lever le pied à l'automobiliste qui réduit ainsi sa vitesse, mesure tant réclamée par les Dinardais. L'automobiliste pressé ne réduit pas sa vitesse, prenant conscience du danger pour les piétons et cyclistes, il la réduit pour ne pas abîmer sa carrosserie ou briser son parebrise.

C'est peint, cyclistes roulez maintenant

Boulevard du Villou : attention aux gravillons, aux portières des voitures stationnées qui s'ouvriront, aux voitures et camions roulant sur des voies rétrécies de 2 largeurs de piste cyclable. Les lieux permettaient de réaliser des pistes cyclables sécurisées éloignées de la circulation automobile.

Les Dinardais sont mécontents

Massif de fleurs empoussiéré

Voiture empoussiérée

Avec la nouvelle municipalité, c'est comme avant : la Rustine, mais c'est rapide...

L'équipe de Martine Craveia-Schütz avait une manière tout à fait différente de traiter les problèmes de voirie et déplacements doux. Plus chers certes, mais pérennes.


Pas de dépenses inutiles



Et n'oubliez pas



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