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lundi 16 juillet 2018

Les tilleuls du boulevard Féart

Coupe du monde

Toute la France est en liesse, les Bleus ont gagné la coupe du monde

Coupe immonde

 La ville de Dinard, quant à elle, s'apprête à faire une coupe immonde : 80 tilleuls sacrifiés boulevard Féart.

L’enquête publique démarrée en mairie ne suscite aucune protestation contre les projets immobiliers inouïs et la restructuration du boulevard Féart, projets allant à l'encontre de la COP 21 et défense de la Nature et des Espaces Verts.

Les tilleuls architecturés, du boulevard Féart, taillés annuellement, depuis des décennies, parfaitement adaptés à leur environnement n'ont jamais posé de problèmes de santé. Aucun problème phytosanitaire à ce jour, malgré des tailles plus ou moins bien pratiquées actuellement.
Dinard « Prix de l'Arbre » hier, avec le Parc de Port Breton, et les jardins privés, ne le mérite, hélas, plus aujourd’hui. L'entretien en général n'est plus fait et ce qui est effectué ne l’est plus dans les règles de l'art.


Perspective unique et incomparable

Sur le plan paysage urbain, la forme architecturale des tilleuls (en parallélépipède) renforce la perspective unique de cette artère pénétrante, de l’époque Napoléon III, artère qui se jette dans la mer, et demeure la pénétrante majeure de la ville .

Hauteur maîtrisée à 3,50 m environ, en adéquation avec le bâti pour des arbres âgés d'environ 60 ans ou plus, maintenu calibré dans un tout petit espace aérien.

L'été, par forte chaleur, un ombrage de qualité est nécessaire en milieu urbain.
Promenez vous 5 min sous l'ombrage de grandes feuilles, argentés au revers, parfaitement adapté au vent et à l'air marin.
C’est alors que l’on prend conscience de cette végétation si précieuse, et on les savoure.
L’hiver : splendide mise en valeur de l’entrée de ville par des illuminations adaptées.


Entretien des arbres

Concernant les tilleuls, une taille annuelle est indispensable pour conserver les rideaux en état.

Bien peu de choses, en coût pour Dinard par rapport à des arbres en forme libre qui demandent des interventions de plus en plus fréquentes et onéreuses du fait de la pousse des arbres en hauteur et des gênes, voire désagréments qu'ils vont procurer (exemple le POIRIER FLEUR).
Ce boulevard emblématique pour la ville et l’acquisition puis le maintien du Label 4 fleurs, mérite d'être traité en conséquence, entretenu avec finesse et soin .
Aucun désagrément sérieux des riverains au long de l'année et des usagers du boulevard n'est à relever ; cette plantation de tilleuls d'une soixantaine d'année est intégrée aux contraintes en tous genres du milieu par le fait de leur calibrage annuel.
Les tilleuls ne posent pas de problème excepté pour le stationnement des voitures toujours plus nombreuses. Difficile de stationner avec des grosses voitures .On doit composer avec l’existant, prévoir un revêtement perméable, les arbres y gagneront en bienêtre et les pistes cyclables INDISPENSABLES aujourd’hui aussi !
A Paris, de nombreuses avenues « partagées » sont bordées d’arbres centenaires !


Si les arbres sont malades, comme l'affirme dans la presse l'adjoint Christian Poutriquet, le rapport d'un expert de l'arbre doit le confirmer… après expertise de chaque végétal. Où est donc le rapport de l'expert, ses conclusions sur l'état de santé des arbres et ses préconisations ?

Les propos de Christian Poutriquet dans le journal n'engagent que lui. Propos qui désinforment ne s'appuyant sur aucune étude à notre connaissance. 

 Est-il expert arboricole ?

Il affirme dans Ouest France que les nouveaux arbres ne feront pas plus de 3 à 4 m de haut ! 

Absurde et ridicule...

Il est difficile de trouver mieux que le tilleul, arbre feuillu en milieu urbain, qui apporte une fantastique plus-value (épuration de l'air- intégration paysagère- rapport coût de revient annuel sur apports multi domaines procurés, éléments participant à l'embellissement de la ville).

Ce projet végétal, poiriers à fleurs, est inadapté : l'identité végétale et l'image de la ville, par ces plantations, considérées comme invasives est absurde et ridicule ...

2 millions d'euros

Nous devons refuser ce projet à 2 millions d'euros, sans piste cyclable, avec des arbres qui sont des plantes invasives venant de Chine pour le boulevard Féart .
C’est incohérent par la forme fastigiée de ces arbres qui poussent tout en hauteur.  L'esquisse présentée, d’une grande pauvreté !

Esquisse fallacieuse

L'esquisse présentée est fallacieuse ! On y voit des arbres taillés comme actuellement boulevard Féart

Tout bon jardinier le sait : impossible d'avoir une petite hauteur avec les poiriers ´chanticleer'.

Les poiriers nouveaux inadaptés sont dessinés en gros, aux mêmes emplacements que nos tilleuls parfaitement bien en place.
Le meilleur projet consisterait à intégrer ces tilleuls, à ne pas les supprimer . Hier le boulevard Féart était en ZPPAUP ; aujourd'hui il est en AVAP (Aire de mise en Valeur de l'Architecture et du Patrimoine)
Les dispositions concernant la protection des arbres en milieu protégé doit être la même ...

Non assistance à Ville en danger 

Aucun arbre sain ne peut être abattu sans l'autorisation de l'ABF Architecte des bâtiments de France

Piste cyclable : nécessité d'en mettre partout y compris boulevard Féart pour rejoindre les plages ! On vit la ville avec le vélo aujourd'hui. C'est une nécessité surtout à Dinard, ville balnéaire. Soyons visionnaires.
Non assistance à Ville en danger

Pas besoin d'être très fort en math

D'après les déclarations de monsieur Jean-Claude Mahé, maire de Dinard et de l'adjoint Christian Poutriquet dans Ouest-France :


Problème n° 1 : Sur une longueur de 800 mètres, on abat 80 tilleuls (en bonne santé) qui bordaient de part et d'autre le boulevard Féart. Calculez la distance moyenne entre chaque arbre. Attention il y a un piège.

 Réponse : De chaque côté du boulevard on abat 40 tilleuls, donc 39 intervalles (le piège). Distance moyenne entre chaque tilleul  >>>  800 / 39  =  20,50 mètres

Problème n°2 : Sur une longueur de 800 mètres, on plante 30 poiriers à fleurs (qui sont loin d'être adultes) qui borderont de part et d'autre le boulevard Féart. Calculez la distance moyenne entre chaque arbre. Même piège.

Réponse : De chaque côté on plante 15 poiriers à fleurs, donc 14 intervalles. Distance moyenne entre chaque poirier à fleurs >>> 800 / 14  =  57,10 mètres

L'esquisse présentée plus haut est largement fallacieuse


Bravo les Bleus


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