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mardi 13 février 2018

Reconstruction de la cale du Bec de la Vallée ...

... des travaux exceptionnels commencés le 16 janvier 2017


1676 : les premiers bacs

En 1676 apparaît le premier bac pour traverser la Rance vers Saint-Malo, qui partait de l'actuel port de plaisance ou de la pointe du Moulinet selon les marées (documents Henri Fermin lors d'une de ses conférences).

1849 : la cale du Bec de la Vallée

Longue de 320 mètres, la cale du Bec de la Vallée a été construite en 1849.  Elle permettait la liaison maritime entre Dinard et Saint-Malo avant l'achèvement du barrage de la Rance en 1966.

En 1858 arrive le premier bateau à vapeur, "la Rance" puis d'autres, armés par le Comte Rochaïd, à la fin du XIX ème siècle. Les vedettes Blanches et les vedettes Vertes assureront la liaison maritime Dinard-Saint-Malo.(documents Henri Fermin lors d'une de ses conférences).

La cale du Bec de la Vallée, depuis sa construction jusqu'en 2017, n'a jamais été entretenue (168 ans).

Sous la responsabilité de la Ville de Dinard depuis le 1er octobre 2012 (délibération du conseil Municipal du 19 septembre 2012), elle était gérée auparavant par la Chambre de Commerce et de l'Industrie de Saint-Malo.



D'importantes dégradations ont été observées depuis quelques années (Rapports "Reconstruction de l'angle sud et Revêtements surfaciques" des 10 et 12 juillet 2013). Les pierres de l'ouvrage se déchaussaient, à cause des réactions sulfatiques internes, l'ettringite, provoquant un gonflement du mortier utilisé lors de sa construction. A cette réaction, à cause du contact de l'eau de mer plus ou moins important selon les marées, s'ajoute la formation de thaumasite, aggravant le désordre.


Il était urgent d'intervenir

La cale du Bec de la Vallée est désignée comme "point de débarquement existant sur le port de Saint-Malo" dans le cadre des opérations de "secours à victimes" (axe rouge) en vertu d'un arrêté préfectoral du 02 juin 2008. C'est un équipement indispensable au bon déroulement des secours en mer.

La dégradation de la cale étant irréversible, la seule solution envisageable était la déconstruction-reconstruction. Pour satisfaire à l'obligation impérative de respecter l'aspect extérieur de la construction, deux techniques de reconstruction ont été avancées :

- 1ère - déconstruire en numérotant chaque pierre, réaliser le gros oeuvre en utilisant des techniques et matériaux modernes, adaptés à l'eau de mer et aux marées, reconstruire à l'identique les pierres de parement et enfin procéder aux finitions de pavage sur environ 800 m2. Celle solution était soutenue par la mairie.

- seconde - préconisée par l'Architecte des Bâtiments de France : reconstruire selon les techniques traditionnelles de ... 1850. Cette solution était plus onéreuse de 20 à 40 %, la durée du chantier plus longue de 6 mois environ, d'où une nuisance plus importante.

Les architectes en chef des monuments historiques saisis par l'équipe de madame Martine Craveia-Schütz, alors maire de Dinard, ont rendu leur rapport, privilégiant la 1ère solution, plus rapide et certainement aussi efficace. A l'issue des travaux, le promeneur ne verra pas de différence d'aspect.

Financement

Une demande de subvention de 70 % a été demandée à l'État et obtenue en 2016.


Pour un coût de 1 400 000 € TTC, le Fonds de soutien de l'État finance à hauteur de 450 000 € HT, la CCCE 378  000 € HT la CCI de Saint-Malo à hauteur de 53 000 € HT, la Ville de Dinard pour 378 000 € HT.

En 2016, ces financements ont fait l'objet de nombreux courriers et confection de dossiers, dans un laps de temps excessivement court. Merci à l'équipe municipale de l'époque et aux services de la ville.

Déroulement de ce chantier exceptionnel

Les travaux de déconstruction ont commencé le 16 janvier 2017 ;  le chantier a cessé de fonctionner durant la période estivale, comme prévu, il a repris à la rentrée de septembre, il devrait se terminer fin février 2018.

Un chantier pharaonique, un ouvrage d’art, a nécessité le travail de plongeurs. Il a fallu tenir compte des marées de février et de mars avec coefficients de 75 à 109. Cette reconstruction permettra d’assurer sur le long terme la sécurité des habitants (accostage des navettes SNSM, des bateaux de pêcheurs , navette maritime..)

Déjà en 2013 ...

Extraits de l'article de Ouest-France



1 000 000 € de différence

Estimation des travaux 400 000 € en 2013. Ceux-ci devaient être très superficiels, juste un ragréage du sol pour un usage confortable pour les piétons ....

Nous sommes loin des travaux structurants nécessaires à la conservation de la cale. Un travail de mise en place de "Rustines" en somme.


Quelques photos du chantier 2017-18




Document officiel : délibération municipale en 2016



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