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samedi 25 août 2018

Richard Wagner - Claude Debussy à Dinard, rencontre très improbable ...

... des Dinardais mélomanes et érudits nous écrivent

Les orages ont des conséquences parfois surprenantes, notamment celui qui a fait ressortir les vestiges en fer d'asperges de Rommel de la Seconde Guerre mondiale sur la plage de l'Écluse. "Du jamais vu !" titrait Ouest-France.

Du jamais entendu non plus pour les apparitions tout aussi surprenantes qui ont fleuri dans les discours officiels municipaux de présentation du Festival de Musique Internationale de cette 29ème édition : Richard WAGNER est venu nous tenir compagnie le temps de trois concerts !!!!

Il est passé par ici, il repassera par là... en compagnie de Claude DEBUSSY, en plus. Mais si, mais si. Même s'il est difficile de faire concorder leurs dates respectives :

Richard WAGNER (1813 - 1883) - Judith GAUTIER (1845 - 1917) - Claude DEBUSSY (1862 - 1918)

D'après ses lettres à WAGNER, Judith s'installe à Dinard vers 1877... Il reste 6 ans à vivre à Wagner. Son emploi du temps est très chargé depuis 1872, date à laquelle il s’installe à Bayreuth d’où il voyagea en Allemagne, à Vienne et l’hiver en Italie et en Sicile  (Naples, Sorrente et Palerme). Plus un voyage à Londres en 1877.

Prenons la calculette :

Wagner est mort en février 1883 à Venise où il s’était installé en septembre de l’année précédente

Judith lui a rendu visite à Tribschen en 1869 et 1870, a assisté au premier festival de Bayreuth en 1876. La grande passion de Wagner date de ces années 1876-1877. Et semble avoir fait long feu. Judith repasse par Bayreuth en 1881, brièvement, semble-t-il ?

Même s'il est venu à Dinard, en prenant l'express Bayreuth-Dinard (quand la gare existait encore) ou même celui en provenance de Tribschen, il n'a donc pu rencontrer Debussy qui, né en 1862, avait donc 21 ans à la mort de Wagner.

"Car pendant ce temps, Debussy voyage - la famille von Meck se lassa d'Arcachon et partit à nouveau pour un long périple, passant par Paris, Nice, Gênes, Naples, avec, si l’on peut s’exprimer ainsi, Debussy «dans ses bagages», avant de s’arrêter finalement le 19 septembre 1880 à Florence à la villa Oppenheim. Toujours attaché à cette famille, il l'accompagne en Russie : ce fut l’occasion pour lui de découvrir la Russie pour la première fois. Il y passa deux mois avant de se rendre avec les von Meck à Florence en passant par Vienne, Rome, Trieste et Venise, en voyageant notamment dans des wagons-salons de luxe."

Extraits de la biographie de référence d'Edward LOCKSPIESER (célèbre critique musical anglais) concernant DEBUSSY :

René Peter (dans un chapitre de ses mémoires sur DEBUSSY) narre un voyage avec son frère et le compositeur à Saint-Lunaire. Durant leur séjour, DEBUSSY et ses amis firent une traversée dramatique en bateau de pêche de St Lunaire à Cancale par une terrible tempête. L'examen de la correspondance nous donne à supposer que ce voyage eut lieu en avril-juin 1889...."

"En plus de la côte Atlantique, DEBUSSY avait à coup sûr des raisons de se rappeler la Méditérranée tant dans ses séjours d'enfance à Cannes que son séjour à Fiumicino lorsqu'il résidait à la Villa Médicis". Cela nous fait donc trois "masses" d'eau pour composer La Mer.

Toutefois Wagner, amateur de sciences occultes à moins que ce soit Victor HUGO, a pu avoir la vision de Debussy "En bateau" essayant d'accoster sur la plage de Saint-Énogat et il composât "LE VAISSEAU FANTÔME" pour lui rendre un futur hommage posthume !

De même qu'en se promenant au Val Porée en compagnie de Cosima (qui, très jalouse, n'aurait certainement pas permis des rencontres Richard-Judith au Pré des Oiseaux), Richard a peut-être été inspiré pour écrire la Chevauchée des Valquiries.

Mais, si les légendes qui nous ont été contées sont véridiques (!!!), alors vite, vite, après la remise en état du boulevard Féart couvert de poiriers en fleurs, rebaptisons-le boulevard Richard WAGNER, la rue de la gare l'avenue de L'OR DU RHIN, le Palais des Arts le Palais LOHENGRIN.

Les fantômes ont la vie dure à DINARD et ce n'est pas Judith (avec l'aide de son père) qui nous contredira.

Du fond du cimetière abandonné de Saint-Énogat, elle se demande toujours pourquoi son nom (au lieu de l'OURSE - LES AILES DU SAVOIR) n'a pas été donné à la Médiathèque puisqu'elle a été la première femme de Lettres élue à l'Académie Goncourt ???

Réponse à notre lecteur attentif ...

... nous avons tout simplement fait un clin d'œil, monsieur Hubert F.., nous parlions du VAL PORÉE qui inspira peut-être Richard Wagner pour écrire la chevauchée des VALQUIRIES.

Désolé mais nous connaissons très bien la chevauchée des Walkyries.



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